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Un bilan sur l'énergie dans le monde


Date de l'interventionMercredi 24 septembre 2003
Nom de l'intervenantClaude Stéphan
OrganismeInstitut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules
Compte-rendu rédigé par...l_kaishin et bc_comenius
EncadrantsEric Pellier et Muriel Blot



Introduction


Lors de cette première rencontre, M. Stephan, chercheur en énergie nucléaire au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) est venu nous présenter les différents sujets que nous verrions au cours de l’année .



1. Les problèmes actuels


La recherche et l’exploitation d’énergies nouvelles sont des enjeux importants du XXIème siècle. Notre consommation d’énergie s’accroît de plus en plus et déjà des problèmes de tarissement se profilent à l’horizon.

Type d'énergieConsommation (en Gtep)
Fossile7,5
Biomasse1,2
Hydraulique0,7
Nucléaire0,6
Energies renouvelables0,03
TOTAL10
Consommation mondiale d'énergie en 1998

Environ 10 Gtep qui produisent 60 t de Dioxyde de carbone (gaz à effet de serre).
L’énergie que nous consommons aujourd’hui provient essentiellement des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon).

Pétrole



C’est la première énergie mondiale (36%) .C’est également la base des matières plastiques. Il a une forte densité énergétique, mais pollue et produit des gaz à effet de serre. On estime ses réserves à 50 ans en se fondant sur la consommation mondiale en 2002.

Charbon



Le charbon représente 24% de la consommation d’énergie mondiale. Non seulement il produit des gaz à effet de serre, mais il pollue énormément… Par exemple, le Danemark, qui produit 20% de son énergie grâce au vent, est pourtant le premier pollueur européen à cause du charbon… Les réserves sont estimées à plus de 200 ans.

Gaz naturel



Il constitue 23% de la consommation mondiale. Il pollue mais dégage moins de gaz à effet de serre que les autres énergies fossiles. Les réserves de gaz sont limitées à 60 ans.


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L’emploi des énergies fossiles conduit à la production de gaz à effet de serre, qui a pour conséquence la hausse du niveau des mers qui n’est pas dû à la fonte des glaces mais à la dilatation des couches supérieures de l’océan. Nous pouvons également constater les bouleversements climatiques : sécheresses, inondations, désertifications… Mais il a été prouvé que l’effet de serre joue un rôle fondamental sur Terre. C’est un phénomène vital car, sans lui, la température terrestre serait de -18°C alors qu’elle est actuellement de 15°C. Comme nous avons donc pu le constater, hormis le charbon, les énergies fossiles disparaîtront au cours de la seconde moitié du siècle ; ce qui n’est pas si lointain. Il faut trouver des alternatives « propres » si possible.



2. Les énergies du futur


Eoliennes



L’éolienne est une énergie renouvelable puisqu’elle fonctionne grâce au vent, mais elle présente de nombreux inconvénients. Tout d’abord, c’est une production irrégulière et intermittente. Il faut donc les coupler à des centrales à gaz qui, elles, polluent. De plus, le coût de maintenance est élevé. Enfin, la puissance nominale d’une éolienne étant de 1MW, ce qui est rarement atteint, il faut un nombre élevé d’éoliennes. C’est une énergie bonne pour les sites isolés qu’il vaut mieux placer en bord de mer (voire en pleine mer).

Hydraulique



L’énergie hydraulique présente des atouts, mais la production mondiale a pratiquement atteint sa production maximale et ce mode de production d'énergie ne suffit pas seul.

Biomasse



C’est l’énergie tirée des végétaux. La combustion dégage du CO2, mais la biomasse est considérée comme ne participant pas à l’effet de serre tant qu’on replante. Le problème réside dans son manque d’efficacité (rendement médiocre allant de 0,2 à 0,5 %).

Solaire



C’est un système très coûteux dont le rendement est assez moyen : 14% .Il n’existe pas de véritables champs solaire, mais il existe un prototype de centrale aux Etats-Unis en plein désert qui produit 80 MW répartis sur 150 hectares de surface. L’autre problème est qu’il faut beaucoup d’énergie pour construire des panneaux solaires.

Géothermie



Elle utilise la chaleur de la Terre (en provenance du noyau). Il y a un potentiel de 900 Gtep mais seulement 60 sont exploitables. Malheureusement, c’est une énergie très locale. Cependant si on généralisait l’enfouissement de tuyauteries contenant de l’eau à un mètre de profondeur, on aurait de l’eau chaude. C’est un investissement rentable à moyen terme (sur 20 ans)…

Nucléaire




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La durée de vie d’une centrale est de 40 à 60 ans. Contrairement à ce que l'on pourrait croire elle ne participe presque pas à l’effet de serre, mais, en revanche, laisse des déchets radioactifs pour des milliers d’années. On utilise l’uranium 235 qui a une très haute densité énergétique (un million de fois plus que le pétrole), mais au rythme actuel nos réserves sont de 70 ans. On pourrait utiliser le thorium comme combustible fissible : On disposerait alors de trois fois plus de réserves et les déchets sont moins dangereux. Ils auraient en effet une durée de vie pratiquement identique à la radioactivité naturelle. Mais, de nos jours, le thorium n’est pas compatible avec les réacteurs nucléaires actuels et leur reconversion s’avèrerait trop coûteuse. E.D.F étudie un nouveau réacteur, le réacteur à sels fondus qui serait compatible avec tous les combustibles. De plus, la chaleur dégagée serait suffisante pour dissocier l’eau sans passer par l’électrolyse, d’où un double avantage. Enfin, au XXIème siècle, verra t-on la fusion nucléaire ? (le deutèrium et le tritium qui seraient utilisés sont disponibles en quantités presque illimitées). Cela semble être la solution miracle, que l’homme attend depuis tant d’années, mais il y a de gros problèmes techniques, notamment la température…



3. Pour le stockage de l'énergie : l'hydrogène


Les batteries actuelles ont un très faible rendement de l'ordre de 10%. L'hydrogène, lui, restitue jusqu'à au moins 60% de l'énergie.On peut soit le brûler, soit en faire des piles déjà employées dans des prototypes de voitures. Le problème est que dans les piles à hydrogène, il faut un très bon catalyseur pour obtenir le meilleur rendement possible : le platine. Or, ce métal est très rare et donc trop coûteux...



Conclusion



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Aujourd'hui, les recherches de l'homme en matière d'énergie remplaçant les énergies fossiles se diversifient ; les méthodes s'appuient principalement sur des phénomèmenes naturels (le vent,le soleil...). On se concentre également sur des phénomèmenes physiques et chimiques: le nucléaire (fission,fusion...), mais que ce soit d'un côté ou de l'autre il y a encore beaucoup trop de défauts sur plusieurs points importants: économie (rentabilité), écologie (effet de serre ...) mais surtout les techniques qui à l'heure actuelle doivent se développer. A quand cette véritable énergie du futur? La recherche de nouvelles sources d’énergie moins polluantes et plus respectueuses de l’environnement est l’un des objectifs clés du prochain siècle, l’homme devra faire face à l’épuisement total d’énergies importantes actuellement (le pétrole, le nucléaire…). Egalement, il faudra trouver une énergie « propre » très productive étant donné que les énergies renouvelables ont un mauvais rendement. Mais finalement, ne suffirait t-il tout simplement pas d’en consommer moins ?...


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