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Economies d'énergie à la SNCF


Date de l'interventionMercredi 10 décembre 2003
Nom de l'intervenantChristian Mansotte et ses collaborateurs
OrganismeSNCF
Compte-rendu réalisé parCyril Legros
Illustrationspubliées avec l'aimable autorisation de la SNCF
EncadrantsEric Pellier et Muriel Blot




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La SNCF, avec ses 115 000 ha de propriété, ses 55000 bâtiments, ses 220 000 employés, ses 850 000 voyageurs par jour et son chiffre d’affaire atteignant 15 milliards d’Euros  par an, est avant tout une très grande entreprise dont la consommation énergétique est loin d’être négligeable. C’est pourquoi depuis  quelques années, a été mis en place un plan d’économies de charges. Ces économies de charges sont avant tout axées sur des une diminution des dépenses financières et par conséquent des économies d’énergies. Nous allons donc voir comment la SNCF compte réaliser ces économies.


Présélection de 14 sites phares


1) Critères de sélection



Depuis le lancement du plan d’économies de charges, la SNCF a sélectionné 14 sites diverses. Ce plan d’économies de charges, actuellement réalisé sur le secteur Paris-Est, s’étendra par la suite à toutes les régions de France, les 14 sites préselectionnés serviront alors de sites pilotes. Ces 14 sites ont étés choisis en fonction de leur taille, de leur catégorie, de leur utilisation (voyageurs ou non) ou encore de leur situation géographique .
La SNCF a également mis en place sur son réseau intranet un dispositif permettant aux employés de donner leurs idées ou simplement de faire des remarques. Les ingénieurs de la SNCF tiendront compte de ces remarques lors de la visite de ces 14 sites.

2) Etude du site et approfondissement




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Actuellement, 7 des 14 sites ont étés visités par les ingénieurs de la SNCF, accompagnés des employés du bureau d’étude selectionné pour deux ans évitant ainsi les appels d’offre répétitifs.
Sur ces 7 sites, la SNCF a pu noter plusieurs sources d’économies :
 
-          L’eau potable utilisée pour le nettoyage des machines ou encore des voitures pourrait être remplacée par de l’eau industrielle non-potable.
-          Les fuites dues à l’age avancées des canalisations peuvent êtres supprimées mais cela oblige des frais puisqu’il faut pouvoir les repérer, et vu la quantité importante de ces canalisations, seule la pose de compteurs nombreux pourrait permettre ceci.
-          L’éclairage de certains bâtiments est souvent inutiles, par exemple, les hangars éclairés en permanence alors qu’aucun employés ne s’y trouve. Dans ce même registre, on peut noter le mauvais placement de certains dispositifs d’éclairages.
-          Les contrats EDF sont parfois mal adaptés à la consommation des sites, cela représente une  petite économie financière.
-          La maintenance des installation fait aussi la cible de la SNCF, les contrats avec les entreprises sont parfois mals adaptés, comme pour les contrats EDF, cela représente une part d’économies financière non négligeable à grande échelle.
-          Toujours dans le registre des économies financières, la facturation des charges semble ne pas être adaptée, en effet, la SNCF loue des entrepôts à diverses entreprises sans compter l’utilisation des ressources, la pose de compteur peut être envisagée.
-          Pour revenir,             aux économies d’énergies, on peut noter l’inutilité de certains bâtiments, comme par exemple les réfectoires ou encore les vestiaires et sanitaires parfois nombreux sur un site alors qu’un seul suffirait. Ce qui représente une dépense inutile en matière d’énergie puisque ces locaux sont chauffés et éclairés.
-          La gestion et la valorisation des déchets pourraient également selon les experts être une source d’économies.
 
Plus précisément,  3 exemples peuvent être retenus :
 
-          Concernant le chauffage des locaux, certains employés modifie le thermostat en fonction de leur besoins, cela représente une dépense importante à l’échelle de la France surtout lorsqu’on sait que la SNCF dispose de 55000 bâtiments. Un accès limité à la maintenance avec des contrôles réguliers pourrait être envisagés dans l’avenir. D’ailleurs, certains sites sont déjà équipés de nouvelles serrures et de nouveaux contrats avec les sociétés de maintenance.
-          On peut également noté que dans les remises machines, l’installation de portes automatiques permettrai des économies pouvant atteindre 11000 Euros par an au niveau du chauffage. Cependant, cela implique les employés et l’investissement s’élève à 12000 Euros par porte.  Notons tout de même que si le hangar été conçu avec des portes automatiques, cela deviendrai possible et très rentable.
-          Concernant l’électricité, les fosses d’entretien, situés dans les hangars, pourraient permettre 10000 Euros d’économies par an. Pour ce faire , il faudrait investir 16000 Euros qui seraient rentabilisés sur 1 an et demi.
 
Parmi ces différentes sources d’économies, certaines n’ont pas été retenues car l’investissement nécessaire ne sera pas rentabilisé sous 3 ans, condition fondamentale imposée par la SNCF .

3) Impossibilité d’évaluer les économies réalisées



Selon les ingénieurs de la SNCF, il serait impossible d’évaluer les économies réalisées, la dépense de la SNCF variant d’un jour a l’autre, il est impossible de distinguer une diminution de la consommation d’une économie due à un nouveau dispositif d’éclairage par exemple. La seule solution, malheureusement non envisageable puisque non rentable serait l’installation de compteurs sur chaque bâtiments de la SNCF. Cela coûterait cher et ne serait pas rentabilisé sous 3 ans.



Les économies de charges à grande échelle



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Comme précédemment expliqué, les 14 sites présélectionné serviront de modèle aux autres secteurs de la France.
En effet, lorsque les 14 sites auront été « restructuré » par rapport au économies de charges et que la rentabilité sera démontrée, les autres régions de France pourraient suivre cet exemple et a leur tour réaliser des économies. C’est pourquoi chaque mois à lieu une réunion ou se retrouvent des personnes de chaque secteur pour faire le point sur ce qui a été réalisé. Il faut tout de même noté que la région Paris-Est n’est pas la seule à participer au plan d’économies de charges, les autres régions mettent également en place des dispositifs d’économies mais à plus petite échelle et moins dynamiquement.
Notons également que l’ADEME participe à l’action de la SNCF, elle finance jusqu’à 70% des études de sites à condition que la SNCF emploie un bureau d’étude extérieur et que les résultats leurs soit transmis. On voit bien par ceci, que ce projet ne se situe pas qu’à l’échelle de Paris-Est mais bien sur toute la France.



Un site phare retenu comme futur site d’entretien des TGV Est : OURCQ



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Le site de l’OURCQ a été retenu pour sa taille et son emplacement géographique. 80% de ce site est actuellement désaffecté et va être remanié pour accueillir les installations d’entretien pour les TGV. Etant donné l’importance des travaux nécessaire, la SNCF compte profiter de ce chantier pour mettre en place les différents dispositifs d’économies comme par exemple les portes automatiques  sur les hangars, ou encore un éclairage bien réparti dans les fosses d’entretien . On peut aussi noter un dispositif économique concernant l’eau, en effet le site disposait d’un puit qui n’est actuellement plus utilisable ,mais la SNCF envisage d’employer une entreprise pour effectuer un nouveau forage. Ce nouveau puits sera « loué » à l’entreprise qui l’exploitera pour la SNCF jusqu’à la rentabilisation du forage, c’est à dire que l’entreprise sélectionnée vendra l’eau à la SNCF jusqu’à avoir récupéré son investissement dans le forage. Une fois cette période terminée, la SNCF pourra récupérer ce puit et l’exploiter elle même. Ce système permettra à la SNCF un investissement nul et une rentabilisation importante puisque le forage n’aura rien coûter et qu’ensuite l’eau sera gratuite pour la SNCF puisqu’elle lui appartiendra ( hormis coût de l’entretien) .
Ce site sera donc le premier à bénéficier réellement d’un dispositif d’économies.


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