Accueil   Liens favoris   Écrivez-nous   Plan du site
Publications 
IES Almudeyne (Espagne)
LPO C. Baudelaire (France)
Scoala Grigorie Ghica Voievod (Roumanie)
ISISS A. Manzoni (Italie)
IOLV van Vreugde (Belgique)
SMS G. Marconi (Italie)
LEGT Nord Basse-Terre (France - Guadeloupe)

Les énergies renouvelables


Date de l'interventionMercredi 05 mai 2004
Nom de l'intervenantLaure Aubril
OrganismeCentre d'Initiative Permanent pour l'Environnement de Seine et Marne
Compte-rendu réalisé parKaishin et Anthony
EncadrantsEric Pellier et Muriel Blot


            L’après-midi du 5 mai 2004, Laure Aubril, responsable formation à la maison de l’environnement est intervenue pour nous exposer le point sur les différentes formes d’énergies renouvelables dans le monde.
 
            Nous utilisons actuellement essentiellement les énergies fossiles pour répondre à nos besoins énergétiques. Ce sont des énergies de stock, dont les réserves sont limitées, qui se sont formées soit lors de la formation du système solaire, comme l’uranium ou le thorium, soit au cours des âges géologiques, tels que le charbon, le gaz ou encore bien évidemment, le pétrole (voir la publication Un bilan sur l’énergie).

            Ces énergies sont polluantes et, de plus, leurs stocks se tarissent inexorablement et disparaîtront un jour, et il donc par conséquent impératif de les substituer par des énergies renouvelables, qui sont des énergies de flux, généralement inépuisables à l’échelle humaine si elles sont bien exploitées.


Quelques aspects des énergies renouvelables


            Elles doivent respecter de nombreux points, notamment le développement durable, c’est-à-dire encourager le social en créant des emplois ou du tourisme, favoriser l’économie en versant des taxes aux collectivités par exemple et protéger l’environnement.
            Les énergies renouvelables sont également plus accessibles aux pays en voie de développement, car elles sont nécessitent généralement moins de technicité, contrairement aux centrales nucléaires par exemple ; et sont l’objet de transfert de technologie entre pays comme dans le cas des piles photovoltaïques. En outre, une ou plusieurs sources d’énergie renouvelables propres sont toujours présentes en fonction du lieu, que ce soit le rayonnement solaire, le vent, le cycle de l’eau, les marées (dues à l’attraction solaire ou lunaire sur les océans) ou encore les flux de chaleur internes de la Terre.
On peut également considérer, sous un certain angle, les déchets comme une source d’énergie. Le fumier et le lisier associés à l’agriculture servent d’engrais et les déchets ménagers peuvent éventuellement être brûlés pour libérer de la chaleur. Les restes de combustion, le mâchefer est employé dans la construction des routes.
            Certaines sources d’énergie ont une notion ambiguë vis-à-vis du terme « inépuisable » et oscillent entre les définitions d’énergie de flux et celle d’énergie de stock, à l’exemple des forêts, renouvelables seulement si l’on replante des arbres, ou des sources géothermiques qui peuvent se refroidir avec le temps.
            Enfin, la définition même d’énergie renouvelable varie bien souvent entre pays, ainsi que les normes de respect de l’environnement.
            C’est d’ailleurs pour cette raison que les pays en voie de développement sont généralement plus pollueurs que les pays industrialisés car, les pays pauvres ne peuvent pas se payer le luxe d’avoir des normes en matière de protection environnementale, et surtout de les faire appliquer…
Il est alors bon à savoir que les entreprises dont le siège social est localisé en Europe doivent respecter les impératives européennes, notamment en terme de protection environnementale.



Les différents types d'énergie renouvelable


Les sources d’énergies renouvelables sont fréquentes et variées. Parmi les plus connues du grand public, se trouvent :
 
-         L’hydraulique, qui est d’ailleurs la première source d’énergie renouvelable en France dans la production d’électricité, après le nucléaire. Elle utilise la force de l’eau dont le cycle est basé sur l’évaporation de l’eau causée par l’énergie solaire. C’est une énergie assez compétitive économiquement. Les différents pays dans le monde ont très inégalement utilisé leur potentiel hydraulique : en France, près de 90% de ce potentiel est exploité ; et à l’inverse, seuls 5% en moyenne en Afrique.
 
-         Le solaire, représente un gisement important d’énergie. La quantité d’énergie absorbée par l’air et transformée en chaleur (ce qui n’inclut pas celle employée pour le cycle de l’eau et du carbone) représente en effet actuellement plus de 6000 fois la consommation d’énergie mondiale primaire. En France, la productivité annuelle est de l’ordre de 300 kWh/m² au nord à 600 kWh/m²s le sud. Le solaire est une énergie très appréciable dans les zones rurales et isolées. Ainsi, en France, 5000 habitations, principalement dans les DOM-TOM, non raccordées au réseau électrique bénéficient déjà de ce système.
 
-         L’éolien est de nos jours en développement rapide, la puissance du parc mondial éoliennes a ainsi été multiplié par 5 de 1990 à 1999 pour atteindre les 10 GW. Cette source offre de nombreux avantages, comme un faible impact environnemental et surtout local  comme la visibilité dans le paysage (bien qu’elle peut avoir un aspect élégant et majestueux !), et une petite nuisance sonore jusqu’à 200-800 m aux alentours). De plus, son accès n’est pas limité aux pays industrialisés (l’Inde produisait près de 800 MW d’énergie éolienne en 1996). Il y a toutefois quelques inconvénients : le gisement éolien a des caractéristiques très variables et la puissance maximale extractible est de 59%. Enfin, l’éolienne ne démarre qu’à une vitesse de 3-4 m/s et doit pour des raisons de sécurité s’arrêter à 21-25 m/s. En France, le potentiel est estimé à 163 TWh/an pour les installations sur terre et en offshore peu profonds à moins de 10 km des côtes et moins de 10 m de submersion. Dans les pires conditions d’exploitation, une éolienne a une durée de vie d’au moins 20 ans.
 
-         La géothermie a pour origine l’évacuation de la chaleur de l’intérieur du globe, chaleur qui a pour origine la désintégration de certains corps radioactifs. Cela provoque un flux moyen de 60 W/m² à la surface. Ce flux est inférieur à celui du soleil (340 W/m² en moyenne), mais à certains endroits il peut s’élever jusqu’à 200 W/m². Selon la température, il existe plusieurs types d’applications : la géothermie à haute température (de 120 à 200 °C) qui produit de l’électricité ; et la géothermie à basse température (de 50 à 100 °C) qui est surtout employée pour le chauffage des locaux. Malheureusement, les coûts de forage s’accroissent très rapidement avec la profondeur, et la température augmente également…

-         La biomasse… Lors de la croissance des plantes et des arbres, celles-ci fixent le CO2 atmosphérique. Lorsque nous utilisons la biomasse, le CO2 émis par la combustion sera refixé par les plantes (tant que l’on replante !). Le flux annuel de production exploitable représente 71 Gtep/an. L’homme prélève déjà pour le papier, les matériaux et l’alimentation (céréales et fourrage) 3,8 Gtep/an. Il reste donc 67,2 Gtep/an.



La mise en place des énergies renouvelables


            Les énergies renouvelables présentent donc de nombreux atouts : inépuisables, propres… Mais, elles nécessitent un capital de départ, de la main d’œuvre, doivent appliquer le développement durable, et surtout, faire face à la concurrence des énergies fossiles, souvent moins chères. Il faudra probablement donc une implication politique forte pour voir le développement des énergies renouvelables à grande échelle avant le tarissement des énergies de stock, plus rentables…
            L’exploitation des énergies de flux se concevra alors sûrement comme un contrôle de l’énergie, ce qui entend de maîtriser l’efficacité énergétique (en consommer le moins possible, et donner la priorité aux services énergétiques), d’user des sources d’énergie les plus adaptées avec le milieu régional, exploiter à la fois dans les pays industrialisés et en développement, et enfin, que tout ceci ne s’accomplisse pas au détriment des générations futures par l’émission de gaz à effet de serre par exemple !


            Les énergies fossiles et nucléaires pourraient être des énergies d’attente, jusqu’à la mise en place des énergies renouvelables. Celles-ci représentent aujourd’hui plus ou moins 20% de la production énergétique annuelle mondiale à but lucrative ou non. Formidable ? La majeure partie provient de la combustion de bois de chauffe, bois pas toujours produit dans une perspective environnementale…
En France, prédomine l’hydraulique et l’éolien dans le secteur des renouvelables qui progresse, d’après l’Etat, de 15% dans la part de consommation totale. A nouveau formidable ? La consommation énergétique totale française progresse chaque année de près de 20%…
Pour finir, il ne faut pas oublier que l’exploitation des sources d’énergie renouvelables, nécessite des matériaux, qui ne sont pas inépuisables, comme les minéraux qui constituent les plaques photovoltaïques ou les éoliennes, par exemple…


Accueil - Présentation - Actualités - Les participants - Publications - Enquête - Grand Jeu - Exposition itinérante - Liens - Nous écrire
© Lycée Charles Baudelaire
Mentions Légales