Description globale de la visite (par Astrid et Alexandra) |
|  | Nous avons été accueillis par une hôtesse en communication : Sophie Dubois, qui après nous avoir expliqué son rôle ainsi que les raisons du choix du site ; nous a conduit dans une salle de projection où un film nous a été passé exposant le rôle les technique de stockage et quelques autres éléments. La projection terminée nous avons bénéficiés de quelques minutes pour nous rafraîchir ou regarder l’exposition sur l’histoire du béton. Ce après quoi, nous nous sommes divisés en trois groupes pour visiter le site.
Ces trois groupes étaient :
- celui du groupe Comenius encadré par Mme Blot, - celui encadré par Mme Mirtain dans lequel nous étions, - celui encadré par M Pellier organisateur de cette sortie.
Nous avons ensuite, groupe après groupe, échangé nos cartes d’identités contre des badges. Cela étant fait nous nous sommes rendus dans un vestiaire où nous avons mis des casques (OBLIGATOIRE), des blouses ainsi que des sabots. La visite a commencé lorsqu’une autre employée nous a expliqué ce que nous voyons et nous a emmené dans une case de stockage vide, où les explications étaient très intéressantes. Pour continuer la visite nous sommes allés dans les galeries souterraines, où se trouvent les canalisations d’eau. Là aussi nous avons eu des explications intéressantes. Pour finir la visite nous sommes passés dans un sas et sommes montés sur un appareil mesurant si oui ou non, nous étions radioactifs. Retour au vestiaire où nous nous sommes de nouveau changés. Nous avons aussi ré échangé nos badges contre nos cartes d’identités.
Nous avons pour terminer attendu les autres groupes dans l’accueil, ou à l’extérieur, devant le bus. Nous avons profité de ce moment de tranquillité pour prendre un petit goûter. Puis nous sommes remontés dans le bus et avons fait nos adieux au centre ; pour retourner à Fosses et à nos maisons.
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Présentation du centre (par Jennifer et Mehdi) |
|  | ANDRA : Agence Nationale pour la gestion des Déchets RadioActifs. Ce site de 95 hectares dont 30 hectares destinés exclusivement au stockage fut construit en 1979 dans le département de l‘Aube sur la commune de La ville aux bois. Auparavant dirigé par le CEA, mais depuis 1991 il est devenu un établissement autonome ( non dirigé par l’Etat), c’est à dire que ce sont les producteurs de déchets qui payent l’ANDRA. L’agence a été construite sur cette région car les conditions y sont favorables ( ex : le sol est imperméable). Les trois principales missions sont : L’industriel : elle se doit de concevoir des centres de stockage en surface pour des déchets radioactifs à vie courte . Il faut environ 300 ans pour que la radioactivité de ces déchets redevienne au niveau des radiations naturelles. La recherche : des problèmes de déchets hautement radioactifs subsistent, il faut des millions d’années pour abaisser les radiations de ces déchets. Le projet proposé est un centre situé à 400 m de profondeur. L’information : leur rôle est de recenser tous les lieux où se trouvent des matières radioactives.
Les déchets proviennent des centrales EDF, des sites de recyclage de COGEMA, du Commissariat à l‘Energie Atomique et de petits producteurs comme les hospitaux ou les universités. L’ANDRA permet à long terme ( environ 300 ans) de rendre la radioactivité des déchets, à vie courte, à l’état naturel tout en restant en harmonie avec le paysage et en respectant la nature.
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Des cases et des colis pour le stockage (par Elvis et Christopher) |
|  | Les déchets stockés au Centre de l’Aube Le centre de l’Aube accueille les déchets faiblement et moyennement radioactifs à a vie courte, contenant parfois des éléments radioactifs à vie longue en faible quantité. Tous ces déchets représentent plus de 90% du volume des déchets radioactifs produit en France.
Le Colis Le colis de déchets radioactif est un objet manufacturé constitué, non seulement d’un déchet, mais d’une matrice de conditionnement et d’un conteneur. Cet ensemble garantit la sûreté d’un stockage. Afin que le colis confine au mieux la radioactivité des déchets, il doit répondre à des spécifications techniques établies par l’A.N.D.R.A. et faire de nombreuses vérifications lors de sa conception, de son élaboration et de son stockage. Ceci est le cas des 20.000 colis de déchets faiblement et moyennement radioactifs à vie courte stockés au Cendre de l’Aube. | Les fûts métalliques | 100, 200, 450 L | | Les caissons métalliques | 5 m3 et 10 m3 | | Les coques cylindriques | 1 m3 et 2 m3 | | Les caissons en béton armé et en fibres métalliques | 5 m3 | | Les coques de béton armé et en fibres métalliques | 700 et 1 400 L | Les différents types de colis acceptés dans le centreLe conditionnement du colis sur le Centre Certains colis reçus sur le Centre de l’Aube nécessitent un conditionnement complémentaire pour pouvoir être stockés dans le respect des propretés de confinement et de résistance mécanique requises. Il s’agit généralement de caissons métalliques, dans lesquels est injecté un coulis de ciment qui constitue la matrice entourant le déchet. Il peut aussi s’agir de fûts métalliques qui sont alors compactés pour former des «galettes ». Plusieurs galettes sont ensuite placées dans un fût de 450 litres avant d’être bloquées par un colis à base de ciment. Des colis de très grandes dimensions peuvent aussi être stockés tels que les racks d’entreposage de combustible nucléaire livrés en conteneur. Les colis conditionnés par l’ANDRA font l’objet des mêmes vérifications et processus d’agrément que ceux livrés par les producteurs.
Le stockage multi barrières Pour être stockés au Centre de l’Aube, et pour assuré la sûreté du stockage a long terme, les déchets radioactifs doivent être traités et conditionnés. Chaque objet obtenu est appelé colis. Le colis participe à la sûreté du stockage dans la mesure où il constitue la première des trois barrières conçues pour protéger l’homme et l’environnement : les deux autres barrières sont l’ouvrage dans lequel le colis est stocké et le milieu géologique. L’identification des colis Avant toute expédition au Centre de l’Aube, le producteur de déclaré a l’ANDRA la fiche d’identité de chaque colis, puis la conformité des informations transmises est contrôlée par l’ANDRA en les comparant d’une part aux caractéristiques de l’agrément du colis, d’autre part au niveau de la radioactivité acceptable sur le Centre. Chaque colis est identifié par un numéro qui lui est propre et permet la traçabilité, aussi bien physique d’informatique. Ce numéro sous forme de code-barres sur le colis, est lu, avant le stockage par un lecteur optique couplé à un ordinateur qui le compare aux informations mémorisées. Le colis est ensuite dirigé par un automate vers son emplacement qui est prédéfini à l’avance à cause de son niveau de radioactivité. Ce dispositif permet «d’équilibré » les points de fortes radioactivités pour éviter les points chaux dans les cases de stockages. Par la suite, on peut retrouver de façon très précise, l’emplacement d’un colis dans une case de stockage.
Les ouvrages de stockage Les colis de déchets sont stockés dans des cases en béton armé de 25m de côtés et de 8m de haut. Pendant le remplissage de la case, les colis sont protégés de la pluie par des toits mobiles. On vérifie l’étanchéité de ces cases grâce à un réseau souterrain de galeries, régulièrement contrôlé. L’ensemble forme les ouvrages de stockage qui ont été étudiés pour résister aux séismes.
La fonction des cases de stockages La case de stockage a pour fonction principale d’empêcher l’eau d’atteindre les colis. L’existence des cases en béton, des matériaux de remplissage entre les colis et de la mise en couverture d’argile étanche qui sera mise en place à la fin de l’exploitation participe à l’isolement de la radioactivité. Ce dispositif prend également en compte les risques naturels (séismes, glissement de terrain, intempéries). Les cases sont construites hors de portée des inondations et du niveau le plus haut que pourrait atteindre la nappe d’eau souterraine.
Le stockage des colis Les colis sont orientés dans les cases selon leur type d’emballage. Dans les cases qui reçoivent des colis de béton, ils sont définitivement immobilisés entre eux par du gravier lorsque la case est totalement remplie. Dans les cases où sont stockés les colis métalliques, ils sont bloqués dans du béton, coulé entre chaque couche de colis. Lorsqu’une case est remplie, elle est fermée par une dalle de béton et recouverte d’une couche de plastique (polyuréthane) imperméable assurant son étanchéité. Quand la capacité de stockage du Centre sera atteinte, les cases seront recouvertes d’une couverture composée notamment d’argile et d’une couverture végétales pour protéger le stockage des agressions extérieures.
Le réseau souterrain de surveillance Un réseau de galeries souterraines a été construit sous les cases pour recueillir les eaux de pluies qui pourraient éventuellement s’infiltrer entre les colis. Il permet de contrôler le stockage et son étanchéité. Une première canalisation de gros diamètre collecte les eaux de pluie qui proviennent des cases vides et non exploitées. Ces eaux aboutissent à un bassin appelé bassin d’orage. Une seconde canalisation, plus petite, doit recueillir les eaux qui pourraient s’infiltrer dans des cases déjà remplies ou en cours d’exploitation. Celles-ci seraient alors recueillies, contrôlées puis traitées si nécessaire. Depuis l’exploitation des cases de stockage, il n’y a pas eu d’eaux qui a été récupéré dans la seconde canalisation ; ceci nous prouve la très bonne étanchéité de ces cases de stockage.
| Capacité du Centre de l’Aube | 1 million de m3 | | Volume stocké depuis 1992 | 112 000 m3 | | Nombre de colis stockés depuis 1992 | Plus de 160 000 colis | | Volume moyen annuel de colis stockés | 12 000 m3 de colis de déchets par an | | Coût moyen de stockage d’1m3 de déchets | 2440 euros environ (16 000 francs français) | Le centre de l'Aube en quelques chiffres |
Le réseau de collecte des eaux (par Damien et Mélanie) |
|  | L’ANDRA accorde une très grande importance à l’eau qui peut accidentellement être contaminée par les radiations. En effet, en cas de contamination accidentelle de l’eau, tout l’environnement est potentiellement dangereux pour l’Homme par le biais de l’eau, de la faune et de la flore qui auraient été contaminées et que les Hommes consomment.
C’est pour cette raison que l’ANDRA assure une surveillance fiable du site, principalement par des mesures radiologiques et chimiques sur les eaux fluviales de surface et souterraines. Ainsi le réseau de surveillance des eaux de ruissellement et des nappes souterraines qui aurait pu être en contact avec les déchets stockés permet de vérifier le bon fonctionnement du Centre.
 | | Schéma de principe de la gestion des eaux |
Les eaux pluviales sont collectées dans le bassin d’orage. La qualité des eaux est contrôlée par des mesures radiologiques et chimiques avant d’être rejetées dans le cours d’eau. Les résidus liquides des alvéoles de stockage, ainsi que ceux des bâtiments de traitement et d’entreposage des déchets, sont collectés dans des cuves tampons. Ils sont ensuite recyclés directement au niveau de l’installation de solidification des déchets industriels spéciaux ou dirigés vers des stations de traitement d’effluents extérieurs au centre. |
Radio-protection sur le centre (par Amélie et Romain) |
|  | Quand nous avons visité l'ANDRA , il y avait des conditions de protections strictes à respecter.
On devait effectivement être en tenue. La tenue de chacun était de couleur verte, afin de pouvoir nous distinguer des employés du site. Cette dernière
était composée d'un casque, de chaussures en caoutchouc et pour finir d'une blouse arrivant jusqu'aux genoux que l'on devait obligatoirement fermer ! Tout le long de la visite, on devait obéir à des règles que nous imposait le guide et donc faire attention où nous marchions et de ne pas toucher ce
qu'il ne fallait pas ! Les appareils photos étaient interdits, nous devions
ainsi déposer l'ensemble de nos objets dans le car !
Après cette brève préparation,le guide muni compteur Geiger à l'un de nous. Ce compteur Geiger sert à calculer le taux d'expositon radioactif.
A la fin de notre exploration, l'un après l'autre nous devions placer nos
mains dans une machine qui verifiait que nous n'avons pas été exposés à la radioactivité.
Lorsque nous étions sûrs de ne plus être exposés à la radioactivité, nous pouvions alors retirer la tenue de protection.  |
Les différents types de déchets (par Anthony et Mélanie M.) |
|  | Les déchets radioactifs sont classés par catégories de dangerosité, c’est à cause de l’utilisation industrielle de la radioactivité par l’homme que l’on doit faire face à des déchets radioactifs et ils sont suivants leur utilisation plus ou moins dangereux. Ces déchets doivent donc être protéger et à terme détruit ou plutôt transformés. Mais tout cela n’est pas si simple, le gouvernement français a donc créé en 1991 l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) basée sur trois missions fondamentales ; une, industrielle qui doit construire préserver et sécurisé les sites. Une seconde mission de recherche afin d’explorer toutes les pistes pour permettre un meilleur traitement des déchets radioactifs et prévoir l’avenir ; et enfin sa dernière mission celle de l’information permet à chaque citoyen d’être informé sur un vaste ensemble de données. On recense donc 4 types de déchets radioactifs ; les TFA (très faible activité), FA (faible activité) MA (moyenne activité) et HA (haute activité), le site de Nogent sur Seine stocke les FA et les MA. Selon les déchets, ils ont soit une vie courte ou soit une vie longue, (la radioactivité diminue avec le temps selon une courbe exponentielle )explication : Vie courte, c'est-à-dire que leur période d’activité reste inférieure à trente ans Il faut savoir que l’homme est depuis toujours au contact de la radioactivité, effectivement 60% de la radioactivité à laquelle nous sommes soumis est d’origine naturelle. En France la radioactivité moyenne est de 2.4mSv tandis qu’ à proximité d’une centrale nucléaire la radioactivité progresse de seulement 0.002mSv !!! Et à vie longue c'est-à-dire que la période d’activité radioactive est supérieure à trente ans elle peut parfois atteindre des millions d’années !!! Les déchets à très faible activité Ces déchets représentent 90%de la totalité des déchets radioactifs, ils ont un taux de radiations proche de celle naturelle mais toute fois il faut prendre des précautions. Ce sont principalement les gravats, ferrailles, les câbles issus de la future déconstruction des centrales nucléaires et de certaines industries chimiques ou métallurgiques et même de l’assainissement et de la réhabilitation de sites anciennement pollués. Ces déchets sont classés en trois catégories : -les déchets inertes par exemple les bétons, gravats, terres… -les déchets industriels spéciaux (cendres, boues…) -les déchets industriels banals produits par les installations nucléaires, charpentes, gaines de ventilations, tuyauteries…) Ils sont préservés dans des « big-bag » (gros sac) ou dans des fûts métalliques pour une durée qui peut être inférieure à trente ans ou supérieure, c'est-à-dire pouvant jusqu'à trois cent ans. Ce sont soit des déchets contenant du radium, soit des déchets graphites (carbone 14) utilisés notamment dans les premières centrales électriques Les déchets à haute activité Ils représentent environ 0.5% de la totalité des déchets radioactifs. Il s’agit principalement des cendres de la combustion de l’uranium- ou produits de fission- engendrés par les réactions nucléaires dans le cœur des réacteurs et récupérés dans les combustibles usés grâce aux opérations de retraitement. La radioactivité de ces déchets reste élevée pendant une longue période. Plusieurs étapes sont prévues : actuellement, les produits de fission sont stockés sous forme de liquide pendant environ cinq ans dans des cuves en acier inoxydables où ils perdent une partie de leur chaleur et de leur radioactivité. Actuellement beaucoup de recherches sont mises en œuvre notamment par le CEA afin de mieux préparer l’avenir pour qu’en 2006, le parlement français puisse se prononcer sur le mode de gestion définitif des déchets nucléaires à vie longue.
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